Bilan de l’année 1992

Voici le bilan de l’année pour la Sagets, publié dans le bulletin municipal “La Vie Gêtoise 1992” n°23.

La matière première de notre industrie devient une denrée rare. En 1992, ce fut l’année de la chance avec un minimum de neige pour un maxi­mum d’efficacité. Après les premiers flocons de la mi-décembre, le froid et le beau temps se sont installés sur Les Gets. Le service des pistes a eu tout loisir de soigner l’ensemble du domaine jusqu’au mois de février durant lequel une nouvelle chute assurait la fin de saison.

Avec 44 millions t.t.c. de chiffre d’affaires, la SAGETS a réalisé un bon score, la plaçant en tête des pourcentages d’augmentation des stations haut­-savoyardes.

Actuellement, par rapport à l’Autriche et à la Suisse, notre station est plu­tôt bien équipée en remontées mécaniques. Le domaine est largement cou­vert, le débit est bon, nos appareils, pour la plupart, sont récents, et les clients n’ont pas à déplorer des files d’attente interminables.

Le groupement avec nos voisins de Nyon et du Pleney a permis d’élargir considérablement le domaine, et notre produit est devenu plus attractif.

Parallèlement, nous avons entrepris une bonne campagne de publicité, en France comme à l’étranger, et beaucoup de nouveaux clients se sont inté- ressés à notre station.

Durant l’été, de nombreux travaux ont été réalisés. Le remodelage de la crête du mont Chéry a permis d’obtenir une meilleure orientation pour garder la neige sur la piste rouge. Certaines cassures sur le stade furent apla­nies. Du côté Chavannes, le télésiège de la Rosta, devenu vétuste, a été rem placé par un télésiège 4 places de gros débit et la société Skirail, tout comme l’entreprise locale Coppel, ont réalisé un excellent travail. Dans le même temps, il a fallu changer la gare du téléski de la Tête des Crêts et revoir toute la ligne. Trois nouvelles cabanes, conçues dans un style chalet en madriers, ont été construites.

Nous sommes maintenant arrivés au point où le suréquipement relève du perfectionnisme. Avons-nous encore longt emps la possibilité d’investir, et ne risque-t-on pas de vivre au-dessus de nos moyens ? Ou devons-nous plu­tôt améliorer l’existant, l’optimiser et développer des créneaux encore inexploités ou partiellement utilisés ? Un nouveau télésiège coûte au bas mot 10 millions de francs qu’il faut rembourser en 20 ans en versant près de 1,2 million par an, avec une valeur résiduelle nulle au terme du contrat. A ces frais s’ajoutent ceux d’entretien et d’exploitation. Tout calcul fait, il faudrait doubler la population de skieurs pour pouvoir rentabiliser une telle opéra­tion.

Est-ce bien raisonnable ?

Il serait présomptueux de croire que l’on peut compter sur une progres­sion régulière, identique à celle que nous avons connue en 1992. Il peut arriver que la chance ne soit pas toujours au rendez-vous et ce facteur doit être intégré dans la gestion courante et dans les prévisionnels budgétaires qui deviennent un véritable casse-tête, compte tenu des incertitudes climatiques.

Si nous voulons progresser, gagner des parts de marché et tenir nos objectifs, il faudra se montrer à la fois prudents et créatifs.

La diversification est souvent la solution des entreprises qui avancent, à condition de rester dans un « savoir-faire » propre à sa vocation. Le métier actuel de la SAGETS est le transport dans le cadre des loisirs, et le petit train est un excellent exemple de prestations supplémentaires mises à disposition d’une clientèle qui ne vient pas uniquement aux Gets pour skier. Le problème qui se pose à tous les agents économiques gêtois est le même : comment rentabiliser des affaires sur des saisons courtes dans un contexte aléatoire ?

Un autre facteur d’expansion possible consiste à étaler plus largement la saison d’été et à rendre la station plus vivante durant les week-ends hors saison. Pour réaliser ceci, il faut une volonté commune de tous les intervenants. Pour notre part, nous sommes prêts à faire cet effort, sachant pourtant qu’au niveau de la SAEM, nous en retirerons plus de frais que de profit.

Mais nous ne perdrons jamais de vue qu’une société travaille dans l’inté­rêt de ses actionnaires, en l’occurrence de la mairie des Gets, puis de l’office du tourisme et des autres partenaires gêtois. Nous ne répéterons jamais assez que la SAGETS est l’affaire de tous. Si ce n’était pas le cas, il n’y aurait aucune raison pour que des télécabines et des télésièges tournent à perte lorsqu’il n’y a plus de neige, que de nombreux investissements, improductifs directe­ment, soient envisagés si nous n’étions pas conscients qu’ils servent l’intérêt général.

Certains esprits cha­ grins ont confondu SAGETS et société anonyme privée au ser­vice d’un quelconque magnat de la finance.

D’autres ont même déploré les bons résultats financiers de 92, se demandant où passe l’argent et à qui profite-t-il ? Qu’ils sachent que nos comptes sont ouverts à tous ceux qui vous représentent, et qu’une analyse détaillée de ceux-ci les rassurerait très vite. Nous éprouvons même un certain plaisir à les communiquer, tant ils mettent en évidence la mise à disposition totale des sommes, au profit de la communauté gêtoise. Tous ceux qui s’y sont penchés en conviennent.

L’essentiel pour nous est de rester en conformité avec la mission qui nous a été confiée, de participer le mieux possible au développement harmonieux des Gets, et c’est dans cette perspective que nous envisageons l’avenir.

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